Le cycle des pilaire est intéressant à observer pour comprendre la croissance de nos cheveux et poils

Le cycle pilaire, vie et mort de vos cheveux

Pour savoir si votre chute de cheveux est physiologique ou inquiétante, il est essentiel de comprendre le cycle pilaire, le processus biologique qui détermine la croissance des cheveux et des poils.
Ce guide vous explique ses phases, les différences selon les zones du corps et les principaux facteurs capables d’en modifier le fonctionnement.


Comprendre le cycle pilaire : une clé essentielle pour interpréter la chute de cheveux


infographie représentant le déroulement du cycle pilaire

Le cycle pilaire régit la vie de chaque cheveu. Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas seulement trois phases : les connaissances scientifiques actuelles (2025) montrent que le follicule passe par quatre étapes distinctes, chacune jouant un rôle important dans la croissance ou la chute du cheveu. Ce cycle se répète 25 à 30 fois au cours d’une vie, tant que le follicule reste actif. Dans nos consultations, comprendre ce cycle est essentiel pour différencier une chute normale d’un début d’alopécie.

Phase anagène – la phase de croissance active

C’est la période où le cheveu pousse. Elle dure 2 à 7 ans selon les individus. À un instant donné, 85 à 90 % de vos cheveux se trouvent dans cette phase. Sous la peau, le follicule pileux produit intensément des kératinocytes, qui s’empilent pour former la tige capillaire. Une anagène trop courte peut être le signe d’un trouble (stress, carence, AGA…), d’où l’intérêt d’un diagnostic précis.

Phase catagène – la transition

Courte (2 à 3 semaines), elle marque l’arrêt progressif de la croissance. Le follicule rétrécit et se détache de sa zone nourricière. Cette étape est normale et ne cause pas de chute immédiate.

Phase télogène – le repos

Le cheveu reste en place mais ne pousse plus. Cette phase dure environ 3 mois et concerne 5 à 10 % de la chevelure. Lorsque beaucoup de follicules entrent simultanément en télogène (stress, accouchement, maladie, régime strict…), cela peut provoquer un effluvium télogène, une chute diffuse souvent réversible.

Phase exogène – la chute active du cheveu

Longtemps confondue avec la phase télogène, la phase exogène est aujourd’hui reconnue comme une étape distincte du cycle pilaire. Elle correspond au moment où le cheveu mort, appelé club hair, est naturellement expulsé du follicule. Cette chute est un phénomène physiologique : chaque jour, le cuir chevelu élimine 50 à 100 cheveux, un renouvellement normal. Pendant l’exogène, le follicule reste intact et prêt à initier une nouvelle phase anagène, à condition qu’il ne soit pas miniaturisé — comme c’est le cas dans l’alopécie androgénétique. Comprendre cette étape permet de différencier une chute normale du cycle de vie du cheveu d’une chute excessive nécessitant un avis spécialisé.

Quand la chute devient-elle anormale ?

Perdre 50 à 100 cheveux par jour est physiologique. En revanche, une chute excessive, un éclaircissement progressif, des plaques vides ou un changement soudain de densité doivent attirer l’attention. Dans notre clinique, ces signes justifient une analyse capillaire spécialisée, afin de détecter rapidement une alopécie androgénétique, un effluvium ou une pathologie du cuir chevelu.

Cheveux, barbes, sourcils : des longueurs de cycle différentes


Première chose à retenir : Le cheveu et les poils sont constitués de la même matière. Cependant, la croissance du poil peut différer selon la zone de la pousse. Ci-dessous, un tableau récapitulatif des différents cycles pilaires des cheveux, de la barbe et des sourcils.

Type de poil% de poils en phase anagène% de poils en phase télogèneDurée anagèneDurée de la phase télogèneDensité folliculaire anagène par cm²Profondeur d’implantation du follicule
Cheveux85-905-102–7 ans≈ 3 mois≈ 3503 – 5 mm
Barbe7030Plus courte que le cuir chevelu≈ 10 semaines≈ 5002 – 4 mm
Sourcils10 – 1585 – 902–3 mois2-3 mois≈ 502 – 2,5 mm

Chaque zone du corps possède un cycle pilaire différent : les cheveux ont une longue phase de croissance, la barbe pousse rapidement mais de façon irrégulière, et les sourcils ont une repousse naturellement limitée. Ces particularités expliquent pourquoi chaque zone réagit différemment aux traitements — et pourquoi il est essentiel de comprendre les facteurs qui influencent le cycle pilaire.

4 facteurs qui influencent le cycle pilaire


l'alopécie androgénétique est provoquée par une accélération des cycles pilaires

Le cycle de croissance du cheveu ne dépend pas seulement de sa zone d’implantation : il est influencé en permanence par différents facteurs biologiques et environnementaux. Dans notre clinique, nous observons chaque jour l’impact de la génétique, des hormones, de l’alimentation ou encore des saisons sur la densité et la vitalité des cheveux. Comprendre ces mécanismes permet d’expliquer certaines chutes soudaines, des repousses irrégulières ou une évolution progressive de la calvitie — et surtout de déterminer la prise en charge la plus adaptée.


La génétique : un cycle pilaire programmé à l’avance

La durée et la proportion des différentes phases du cycle pilaire sont en grande partie déterminées par les gènes. C’est particulièrement vrai dans l’alopécie androgénétique. où les follicules présentent une sensibilité accrue à la DHT (dihydrotestostérone). Cette sensibilité accélère les cycles de croissance, épaissit de moins en moins les cheveux, puis entraîne progressivement une chute définitive sur les zones concernées.

Les hormones : un rôle direct sur la vitesse de croissance

Les hormones influencent fortement le cycle pilaire.

  • Les œstrogènes prolongent la phase anagène, ce qui favorise une chevelure plus dense.
  • Les androgènes raccourcissent cette phase, expliquant certaines chutes hormonales.
  • Les hormones thyroïdiennes — lorsqu’elles sont trop hautes ou trop basses — perturbent aussi la croissance et peuvent provoquer une chute diffuse.

C’est pourquoi un bilan hormonal peut parfois être nécessaire pour comprendre une perte de cheveux.

L’alimentation : un carburant indispensable au follicule

L'alimentation joue un rôle pour le cycle pilaire

Une alimentation équilibrée soutient un cycle pilaire normal. Les follicules ont besoin de protéines, fer, zinc, vitamine D et vitamines du groupe B pour produire un cheveu solide et en bonne santé.
Des carences peuvent ralentir la croissance, fragiliser la tige et privilégier un effluvium télogène, d’où l’importance d’une hygiène de vie adaptée dans la prise en charge capillaire.

Les saisons : un phénomène naturel et cyclique

Les cheveux réagissent aux variations de température, luminosité et humidité. Beaucoup de personnes observent une chute plus importante en automne ou au printemps, un phénomène physiologique lié au renouvellement naturel du cycle pilaire. Cette variation saisonnière est généralement temporaire et ne nécessite une consultation que si la chute devient excessive ou persistante.

Le cycle pilaire : une horloge qui évolue avec l’âge


Le cycle pilaire se modifie naturellement au fil de la vie. Dans la jeunesse, la phase de croissance (anagène) est plus longue, mais elle tend à se raccourcir après la cinquantaine, ce qui peut entraîner une perte de densité. Lorsqu’un dérèglement apparaît plus tôt ou devient marqué, il peut révéler une alopécie débutante.

Chez les hommes, cela se manifeste souvent par un dégarnissement progressif. Une consultation précoce permet de stabiliser la chute ou d’envisager une greffe en cas de perte avancée. Chez les femmes, les variations hormonales — grossesse, post-partum, troubles thyroïdiens, ménopause — peuvent perturber temporairement ou durablement le cycle pilaire.

Pour comprendre l’origine de votre chute et choisir un traitement adapté, nos experts réalisent un bilan capillaire gratuit et sans engagement.

La rédaction d’Elithair

Dr. Imad Moustafa

Dr. Imad Moustafa

Médecin en greffe capillaire

Vérification des informations : ce contenu a été rigoureusement contrôlé par le comité d’experts Elithair. Il respecte nos protocoles stricts de relecture médicale afin de garantir que chaque information de santé repose sur des données cliniques récentes et des sources médicales fiables.